Avec les
beaux jours, les appels téléphoniques de clients souhaitant visiter les biens que nous commercialisons augmentent considérablement. Rien de bien exceptionnel, étant dans le Sud Est (Var), à la
clientèle locale, s'ajoutent en plus, les estivants qui rêvent de s'installer sous des cieux plus cléments. Tous ont en commun, le même discours : "Bonjour, je vous appelle sur l'annonce de tel bien à tel prix et j'aurai souhaité le visiter rapidement (ou aujourd'hui ;
ou cet après-midi)." L'idée même de prendre quelques renseignements préalables comme le type de construction, l'environnement ou bien encore les prestations précises qu'offre le bien en
question, ne leur effleurent que trop rarement l'esprit. Ainsi, systématiquement, je calme leurs ardeurs en leur décrivant avec un maximum de détails les caractéristiques du bien, objet de leur
intérêt. Une fois sur deux, après ces compléments d'informations, les clients n'émettent plus le désir de visiter le bien dans les deux heures qui suivent et me répondent : "Ah oui, je ne pensais pas que "ceci" ou "cela". Donc, finalement, cela ne correspond pas à ce que je cherche."
Avec cette manière de faire, l'objectif pour moi est triple : ne pas balader le client sur tout et n'importe quoi, ne pas se retrouver devant un vendeur médusé lors de la visite, par des
éventuels commentaires déplacés de clients qui ne portent aucun intérêt au bien, et enfin, ne pas perdre un temps qui m'est déjà très compté.
L'aspect financier de leur projet immobilier m'importe beaucoup aussi, car même si nous ne sommes pas leur conseiller financier, nous nous devons d'aborder le sujet dans le but de mettre en adéquation leur besoin et désir avec leur budget. Trop nombreux sont les clients qui entament des visites (correctement ciblées ou pas) sans avoir établi de manière claire et précise (et non pas une simulation bancaire sur internet ou la valeur "hypothétique" d'un bien à vendre) leur capacité immédiate de financement. Or, les biens présentés lors des visites sont à vendre aujourd'hui (en théorie), non dans 3, 6 ou 9 mois. Cela évitera aussi à l'agent immobilier de se retrouver lors d'une visite en présence du vendeur, face à acheteur potentiel qui interpelle le propriétaire pour lui dire : "Votre villa est magnifique, c'est exactement ce que l'on cherche et je vous l'aurais prise de suite si j'avais vendu la mienne." Ou bien encore : "votre appartement est superbe, je ne pensais pas trouver aussi bien à ce prix là. Ecoutez, je vais vite aller voir ma banque pour savoir combien elle peut me prêter et je vous rappelle."
Bon nombre de particuliers reprochent aux agences de les balader ou d'être inquisiteur, mais qu'ils sachent qu'en agissant tel que je vous l'ai énoncé précédemment, ils contribuent à se faire promener (ou envoyer promener) par des agents peu consciencieux. Pour leur défense, notre concours dans leur démarche (balbutiante) d'acquisition étant gratuit, ils auraient tort de ne pas en profiter.
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