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Les vendeurs et les acheteurs se livrent une guerre des nerfs dans laquelle les premiers restent désespérément stoïques et les deuxièmes de plus en plus “gratuitement“ déplaisants. Voici
donc une vidéo (humoristique) qui illustre PARFAITEMENT l’attitude d’un grand nombre de nos clients actuellement. Précision faite ici que même si notre apprenti comédien n’a pas forcément
tort, cela ne justifiera jamais l’hostilité qui accompagne cette nouvelle philosophie du “tout pour rien“ qui émerge. La gratuité de nos services dans cette nouvelle démarche les aide bien aussi,
car si demain on devait les faire payer pour nous avoir sollicité (quasiment toujours, pour tout et n’importe quoi et souvent pour rien), je pense qu’ils s’en donneraient moins à “cœur
joie“ !
En ces temps difficiles, certains d’entre nous ont trouvé le moyen d’exorciser leurs colères, angoisses et frustrations, en se mettant en scène via des vidéos. Voici donc, l’un de nos “vrais“
confrères (oui, oui, l’agence existe vraiment !) s’adonnant à la pratique de la comédie sur le
net. La caricature est bonne, mais hélas parfois, la réalité dépasse de loin cette fiction.
Bref, face à la “folie“ qui anime aujourd’hui (plus que
jamais) une grande partie de nos clients (les vendeurs avec leurs «on ne bradera pas… » et les acheteurs avec leurs « c’est toujours trop cher… »), il
semblerait que les agents immobiliers aient un réel besoin de s’extérioriser, sans en passer par la case “psy“.
MESSAGE PERSONNEL : je dédicace cet article aux lecteurs des forums des sites suivants :
http://www.bulle-immobiliere.org/forum/viewtopic.php?f=3&t=53028&start=100
http://www.bulle-immobiliere.net/index.php?showtopic=5734
http://www.forum-auto.com/les-clubs/discussions-salon/sujet1566-5285.htm
;-))
Ce reportage résume bien l’idée complexe que je me fais du marché de l’immobilier aujourd’hui en France. L'évolution de ce marché et les “desiderata“ actuels des clients y sont abordés dans
cette vidéo. La notion de “shopping immobilier“ avec l'internet, d’une obligation d’achat rationnalisé (aux vues des prix pratiqués), d’une nécessaire
réforme de la loi Hoguet permettant aux agences de facturer leurs services et de la fin de la chasse aux mandats, sont ici des sujets bien appréhendés.

Le marché de l’immobilier reprend quelques couleurs avec les beaux jours. Ainsi, les biens à la vente depuis l’été dernier trouvent moyennant de belles “remises“ enfin acquéreurs. Le téléphone
sonne, les visites s’enchainent, quelques ventes se font mais pour autant rien ne laisse présager d’une réelle reprise. Toute cette petite agitation de la part des particuliers comme des
professionnels, n’a pour signification qu’un réel malaise grandissant et qu’une véritable inquiétude sur le devenir de ce marché.
Tout cela se traduit par des interrogations, des “angoisses“, des véhémences et beaucoup de curiosité (souvent malsaine) de la part des particuliers. Les agents immobiliers ,sans distinction, se voient chargés d’une nouvelle fonction : psychologue, voir psychiatre avec certains clients qui ne comprennent pas ce qui leur arrivent.
Le vendeur ne comprend pas pourquoi son bien ne se vend plus ou moyennant une grosse négociation (pas encore assez grosse à mon goût) alors qu’il y a peine 24 mois encore, il serait devenu millionnaire (en francs) juste en apposant une simple pancarte “A VENDRE“ sur sa maison ou son appartement.
L’acquéreur, tel un(e) conjoint(e) trompé(e), a décidé pour sa part de rendre la monnaie de sa pièce à tous ceux qui l’ont trahi ces dernières années, en lui faisant croire que le salut serai dans la pierre.
Même si il est vrai que de tout temps, les prospects (ou futurs acquéreurs potentiels) ont toujours été classé en trois grands catégories, les sérieux, les éventuels et les rêveurs, la proportion de ces deux dernières catégories a explosé. Les sérieux ont toujours une obligation d’achat mais les éventuels, eux, sont plus souvent dans l’attente de mieux et/ou de moins cher, quant aux rêveurs, ils sont plus que jamais remplis d’espoir fou.
Entendons-nous bien, je ne critique gratuitement personne mais la réalité du marché actuelle ne laisse rien entrevoir d’autre pour l’instant. Les vendeurs campent sur leurs illusions, une partie significative des acquéreurs cultivent des espoirs déraisonnés (pour l’instant) concernant leur projet immobilier et entre deux, se trouvent les agences qui doivent composer avec tout cela et font de plus en plus office de paratonnerre face aux déconvenues de leurs clients.
Bilan, passé cet été, tout ceux qui n’auront pas vendu croyant que les beaux jours leur auraient apporté leur quota de pigeons ou de faisans, auront deux choix possibles, soit ils retireront leur bien de la vente, soit ils tomberont de manière probante les prix. Concernant les acheteurs, ils auront deux possibilités, soit fin 2009 ou 2010 sera pour eux l’année du déménagement, soit leur projet d’achat pourra être reporté aux calandres grecques si ils en veulent toujours plus.
Le rôle des agences dans cette situation n’est pas à évincer mais il n’est, n’en déplaise à certains, que secondaire. Les acteurs principaux du “drame“ qui se joue aujourd’hui, furent tenu pendant dix ans pas les vendeurs et les acheteurs eux-mêmes et AVEC le concours de ces “félons“ d’agents immobiliers que dans, à peine, 50% des cas! Cela veut dire que pendant plus de 10 ans, la majorité des transactions s’est effectuée de PARTICULIER A PARTICULIER, sans que personne n’ait à y redire. “Même un chien qui court vite, ne sèmera jamais ses puces.“ Concernant, les commissions d’agence (à l’exception des réseaux), elles ont toujours été, plus ou moins, de l’ordre de 5%, mais bien sûr avec des prix net vendeur plus élevé, les commissions ont suivi cette hausse. De plus, la non facturation des frais publicitaires, des estimations, des visites et autres, a entrainé une mutualisation des coûts, ainsi une minorité paient pour la majorité, d’où, des commissions trop élevés. Cela étant, ce procédé franco-français existe dans bien d’autres domaines, publics et privés, sans que personne ne crie au vol ou ne le remette en question, a tort ou à raison.
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